Le service des soins intensifs est composé de plusieurs petits boxes contenant chacun deux couveuses. Il est beaucoup plus calme que la réanimation. Par contre, la couveuse est moins sophistiquée, et maman est inquiète à l’idée que je puisse avoir froid. En fait, j’y suis très bien. J’ai maintenant droit à une couche. Comme la salle est petite, je ne suis pas loin de la vitre du couloir des visiteurs. Mon tonton vient avec mon grand frère me rendre visite. Mon tuyau du nombril a été remplacé par un autre dans le bras, tenu par un collant qui me couvre la moitié de l’avant bras. Mes mains ne sont plus attachées, mais j’ai toujours mes moufles.
Après quelques jours, maman a eu le droit de me prendre dans les bras, emballée dans un lange bien chaud. Le lendemain, c’était le tour de papa. Au début, ils n’osent pas me prendre tous seuls et doivent appeler une infirmière, et puis ensuite, ils apprennent à me sortir tous seuls, en faisant attention à bien m’emballer, à ne pas accrocher un tuyau ou un fil, et à bien remettre la couveuse quand ils m’y remettent. Ils apprennent à me changer ma couche sans me faire de mal (j’ai les jambes fragile).
Je commence à boire du lait. Pas au biberon, mais par un tuyau qui entre par ma bouche et vient dans mon ventre. La première fois, on me donne juste un millilitre pour voir si je le supporte, puis on augmente progressivement la dose.Le 8 novembre, j’ai retrouvé mon poids de naissance. A partir de ce moment, je prendrai en moyenne 20 grammes par jour pendant mon séjour à l’hôpital.
Le 14 novembre, mon papa ne me trouve pas à ma place en arrivant. Je suis passée au service des convalescents.
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